Ambulatoire
Qu'est que la chirurgie ambulatoire ?
Pratique avant tout centrée sur les patients, la chirurgie ambulatoire recouvre l’hospitalisation de moins de 12 heures sans hébergement de nuit.
Ainsi, elle comprend les actes chirurgicaux programmés et réalisés dans les conditions techniques nécessitant impérativement la sécurité d’un bloc opératoire, sous une anesthésie adaptée et suivie d’une surveillance postopératoire en salle de réveil permettant, sans risque avéré, la sortie du patient le jour même de son admission
L’acte chirurgical et l’anesthésie pratiquée sont les mêmes que ceux réalisés lors d’une hospitalisation à temps complet.
Ce n’est pas l’acte qui est ambulatoire, mais le patient. Dès lors, la prise en charge repose sur une organisation structurée de l’unité de chirurgie ambulatoire permettant la sortie du patient le jour même, au travers de la définition du « chemin clinique » du patient.
Tous les acteurs défendent la vision d’une chirurgie « qualifiée » et « substitutive ». Il s’agit en effet de combattre la vision erronée présentant la chirurgie ambulatoire comme la réalisation d’actes de « petite » chirurgie, alors que celle-ci peut aussi recouvrir des actes de haute technicité.
Ces avantages :
Amélioration notable de la prise en charge, les bénéfices de la chirurgie ambulatoire ne sont plus à démontrer en termes de :
- Satisfaction du patient et de sa famille
- Qualité et de sécurité des soins chirurgicaux, par une limitation de l’exposition aux infections nosocomiales, c’est-à-dire des infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé
- Une récupération plus rapide et efficace
- Satisfaction des personnels, par l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail
- Optimisation et d’efficience de l’organisation et des ressources des plateaux techniques de chirurgie
- Réduction des coûts pour les établissements de santé et l’assurance maladie
La nécessité de généraliser ce mode de prise en charge fait désormais l'unanimité entre les professionnels et les autorités de santé publique. Le ministère de la Santé a fixé un premier objectif pour 2016 : que plus d'une intervention sur deux soit effectuée en ambulatoire. Cet objectif a été revalorisé à 66% pour 2020.